Covering de véhicule : quand le numérique change les règles du jeu

Sep 3, 2026Les matinales

Pourquoi un covering de véhicule coûte-t-il si cher ?

La réponse ne se trouve peut-être pas dans le vinyle… mais dans la façon dont on le pose.

Découpe, ajustements, démontage, temps de pose, immobilisation du véhicule, perte de matière : autant d’étapes qui pèsent sur le coût final.

Et si le numérique permettait d’en supprimer une partie ?

C’est justement autour de ces problématiques que s’est articulée la matinale du jeudi 3 septembre du Pévèle Business Club.

À cette occasion, Michaël Collin, accompagné de Quentin Barroin, a présenté aux membres du club l’évolution de son activité et surtout la nouvelle approche développée par Autovring pour repenser le covering de véhicule grâce au numérique.

Une présentation qui ne consistait pas simplement à montrer de belles réalisations. La vraie question était ailleurs :

Et si l’on pouvait repenser complètement la manière de concevoir un covering de véhicule ?

La réponse de Michaël tient en une phrase :

« Ce n’est plus couvrir. C’est créer un système. »

Bienvenue dans le covering à l’ère numérique.

Michaël Collin et son associé présentent le covering de véhicule Autovring lors de la matinale du Pévèle Business Club

Du flocage au covering de véhicule : une réflexion qui évolue

Nous avions déjà présenté Michaël Collin et son activité dans un précédent article consacré au flocage de véhicule dans la Pévèle.

Il n’était donc pas question, lors de cette nouvelle matinale, de raconter une seconde fois son parcours ou de refaire une présentation de son entreprise.

Depuis, sa réflexion a évolué.

Plutôt que de regarder uniquement ce que faisaient les autres professionnels du covering, Michaël s’est posé une autre question :

Qu’est-ce qui freine réellement les clients lorsqu’ils envisagent un covering ?

Et chez les clients, les mêmes inquiétudes reviennent inlassablement:

  • la peur qu’un cutter endommage une peinture neuve ;
  • l’immobilisation trop longue d’un véhicule professionnel ;
  • le coût d’un covering complet ;
  • la nécessité de refaire une grande partie du covering après une simple impact ;
  • le démontage de poignées, capteurs ou optiques ;
  • la quantité de matière utilisée et perdue lors de la pose.

C’est en partant de ces contraintes qu’Autovring a commencé à imaginer une autre manière de concevoir le covering automobile.

Et si le covering était conçu avant même d’entrer dans l’atelier ?

Dans l’approche présentée par Michaël, une grande partie du travail commence bien avant la pose du premier adhésif.

Le principe repose sur quatre grandes étapes :

Scanner. Modéliser. Découper. Poser.

La carrosserie du véhicule est d’abord scannée en 3D. Ces informations sont ensuite transformées en données numériques. Les surfaces du véhicule peuvent être modélisées, puis mises à plat pour créer les fichiers nécessaires à la découpe.

Autrement dit, le véhicule devient un ensemble de zones précisément modélisées.

Le covering est alors être préparé numériquement, zone par zone, avant son assemblage sur le véhicule.

Processus de création d’un covering de véhicule Autovring : scan 3D, numérisation et mise à plat du fichier

Un covering de véhicule pré-découpé numériquement

Cette modélisation permet à Autovring de développer un kit de covering pré-découpé numériquement.

Et cette différence technique répond directement à l’une des premières craintes identifiées par Michaël : la découpe du vinyle directement sur la carrosserie.

Avec le système présenté lors de la matinale, les différentes pièces sont préparées en amont afin de permettre une pose sans découpe au cutter sur la carrosserie.

La conception numérique permet également de prendre en compte les poignées, les capteurs ou encore les optiques.

L’objectif affiché est ainsi de limiter les interventions mécaniques et d’éviter le démontage de ces différents éléments lors de la pose.

La précision ne se joue donc plus seulement dans le geste du poseur. Elle commence dès la conception numérique du kit.

Le temps d’immobilisation : un enjeu majeur pour les professionnels

Un autre point abordé par Michaël pendant la matinale concerne une contrainte que l’on oublie aisément lorsque l’on regarde uniquement le résultat final d’un covering.

Un véhicule professionnel est avant tout un outil de travail.

Pour un artisan, une entreprise de services ou un professionnel disposant d’une flotte, immobiliser un utilitaire pendant plusieurs jours peut avoir des conséquences directes sur l’activité.

Grâce à la préparation numérique des différents modules, Autovring annonce viser une pose en 24 heures maximum.

 

Michaël Collin présente le concept de covering de véhicule en kit Autovring lors de la matinale du Pévèle Business Club

Un impact ne signifie plus forcément refaire tout le covering

C’est un autre problème très concret soulevé pendant la présentation.

Que se passe-t-il lorsqu’une porte, une aile ou une autre partie d’un véhicule couvert est endommagée ?

À ce sujet, Victor Carpentier, assureur chez Allianz et membre du Pévèle Business Club, a apporté une précision utile lors de la matinale : le covering doit être déclaré à son assurance pour pouvoir être pris en charge en cas de dommage.

Un bon réflexe à avoir dès la pose !

Avec un visuel qui se prolonge sur plusieurs éléments de carrosserie, une réparation peut rapidement devenir contraignante.

La logique modulaire développée par Autovring cherche précisément à anticiper ce problème.

Chaque élément étant issu d’un fichier numérique, le module endommagé peut être reproduit indépendamment.

Un impact sur une porte ne signifie donc plus nécessairement qu’il faut refaire tout un côté du véhicule.

La pièce concernée peut être réimprimée afin d’être remplacée.

Exemples de coverings de véhicules professionnels réalisés par Autovring

Moins de matière grâce à la conception numérique

La numérisation permet également de travailler sur un autre enjeu : la quantité de matière nécessaire à la réalisation d’un covering.

Lors d’une pose traditionnelle, une partie du vinyle peut être utilisée pour les ajustements puis éliminée.

Avec une conception réalisée à partir des dimensions numériques du véhicule, les différentes formes peuvent être organisées et découpées en amont.

Autovring indique ainsi chercher à optimiser la matière au millimètre près grâce à la conception assistée par ordinateur.

L’objectif est simple : utiliser la bonne forme et la bonne quantité de matière pour chaque zone.

Une évolution qui montre que le numérique ne sert pas uniquement à gagner du temps.

Il permet aussi de repenser la manière dont le covering lui-même est fabriqué.

Le covering devient reproductible

Une méthode encore plus avantageuse pour les entreprises qui possèdent plusieurs véhicules..

Une fois le véhicule scanné, modélisé et son kit enregistré, le covering devient une donnée numérique réutilisable pour le reste de la flotte.

Un même modèle (pour le même modèle de voiture) peut alors être reproduit, modifié ou décliné.

Idéal pour les entreprises disposant d’une flotte de véhicules professionnels.

Et si un module doit être remplacé quelques mois plus tard, les données permettant de le reproduire existent déjà.

Modèle. Kit. Flotte.

Trois mots qui résument assez bien le changement de logique présenté par Michaël.

Le numérique va-t-il remplacer le savoir-faire du poseur ?

La réponse apportée pendant la matinale est claire : non.

Le scan 3D, la modélisation et la découpe numérique permettent de préparer précisément le travail.

Mais il reste ensuite à assembler et poser correctement les différents éléments sur le véhicule.

Comme l’explique Autovring, le numérique n’a donc pas vocation à remplacer le poseur.

Il lui donne une base reproductible et plus précise.

C’est probablement là que cette innovation est la plus intéressante.

Il ne s’agit pas d’opposer technologie et savoir-faire.

Il s’agit de voir comment l’une peut permettre à l’autre d’évoluer.

Du covering artisanal au système modulaire

Le covering traditionnel repose largement sur l’adaptation du vinyle au véhicule au moment de sa réalisation.

L’approche présentée par Autovring consiste, elle, à anticiper numériquement cette adaptation.

Chaque courbe est capturée.

Chaque zone est modélisée.

Chaque module peut être découpé.

Et chaque fichier peut être conservé pour être reproduit ultérieurement.

Une matinale qui illustre aussi la vie d’un entrepreneur

Une présentation qui montre également qu’une entreprise (et ses entrepreneurs) n’est jamais figée.

Lorsque nous avions rencontré Michaël pour notre précédent article consacré au flocage de véhicule dans la Pévèle, nous avions découvert son activité et son savoir-faire.

Quelques mois plus tard, après une pause estivale propice à la réflexion, nous le retrouvons devant les membres du Pévèle Business Club avec une nouvelle approche de son métier :

Comment faire évoluer son métier en partant non pas de ce que font les concurrents, mais des problèmes rencontrés par les clients ?

C’est aussi cela, entreprendre.

Observer.

Écouter.

Tester.

Et parfois remettre en question une manière de travailler que tout le monde considère comme acquise.

Le covering de véhicule entre dans l’ère numérique

Avec cette approche, Autovring affiche aujourd’hui une ambition : devenir une référence du covering en kit modulaire.

Voitures, SUV, véhicules utilitaires, flottes professionnelles et, à terme, poids lourds : la logique présentée par Michaël a été pensée pour pouvoir être reproduite sur différents types de véhicules.

La suite nous dira jusqu’où cette innovation pourra aller.

Mais cette matinale nous aura surtout permis de retenir une idée :

Le covering de véhicule ne commence peut-être plus lorsque l’on pose le premier adhésif.

Il commence désormais derrière un écran, lorsque les courbes d’une carrosserie deviennent des données numériques.

Les matinales du Pévèle Business Club : partager les expériences pour faire grandir les idées

Les matinales du Pévèle Business Club permettent régulièrement aux membres de présenter leur métier, mais aussi de partager leurs réflexions, leurs expériences et les évolutions de leur entreprise.

Ces rencontres sont l’occasion de découvrir ce qui se cache derrière une activité, d’échanger entre entrepreneurs du territoire et parfois d’assister aux premières étapes d’une nouvelle idée.

Ce jeudi matin, Michaël Collin ne nous a donc pas simplement parlé de covering.

Il nous a montré comment il essayait de repenser son métier.

Et si votre prochain covering était pensé autrement ?

Moins de découpes sur le véhicule, moins d’immobilisation et un covering conçu pour être reproduit ou réparé module par module : l’approche présentée par Michaël Collin ouvre une nouvelle façon d’envisager le marquage des véhicules professionnels.

Vous voulez voir concrètement comment fonctionne un covering en kit pré-découpé ?

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